Anxiété et dépression chez les adultes atteints de troubles vestibulaires
Cory Hyun-Su Kim, Lauren R McCray, Shaun A Nguyen, Jeffrey P Staab, Shabih Jafri, Habib Rizk
Résumé :
Objectif : Obtenir des estimations précises de la prévalence des troubles anxieux et dépressifs chez les patients atteints de troubles vestibulaires courants.
Sources des données :
CINAHL, Cochrane Library, PubMed, PsycINFO et SCOPUS.
Méthodes de revue :
Cette revue systématique et cette méta-analyse ont été réalisées conformément aux lignes directrices PRISMA.
Les critères d’évaluation comprenaient des mesures continues (moyenne), des proportions (%) et des risques relatifs (RR) avec des intervalles de confiance à 95 %.
Résultats :
Quatre-vingt-cinq études (n = 764 403) portant sur l’anxiété, la dépression et les troubles vestibulaires chez l’adulte ont été incluses.
L’âge moyen était de 50,3 ans (groupe vestibulaire) et de 46,7 ans (groupe témoin) ; les femmes représentaient respectivement 63,8 % et 64,3 % des participants.
Les patients atteints de troubles vestibulaires présentaient des taux et des risques significativement plus élevés d’anxiété (31,4 % contre 8,3 %, p < 0,0001 ; RR = 1,50, IC à 95 % : 1,1-2,0) et de dépression (28,3 % contre 4,7 %, p < 0,0001 ; RR = 2,9, IC à 95 % : 1,8-4,4) que les témoins.
Des taux élevés ont été observés dans le vertige positionnel paroxystique bénin (30,6 %, 23,6 %), de la maladie de Ménière (47,0 %, 43,1 %), de la migraine vestibulaire (46,5 %, 35,7 %) et de la névrite vestibulaire (19,4 %, 20,7 %) (tous p < 0,0001).
Les troubles épisodiques présentaient une prévalence plus élevée que la névrite vestibulaire.
Les patients atteints de troubles vestibulaires périphériques non spécifiés présentaient également des taux d’anxiété (12,1 %) et de dépression (13,2 %) significativement plus élevés que le groupe témoin.
Une méta-régression a révélé des associations significatives entre les scores de l’inventaire des incapacités liées aux vertiges (DHI) et les sous-échelles d’anxiété et de dépression de l’échelle d’anxiété et de dépression en milieu hospitalier (HADS).
Conclusions :
Cette méta-analyse fournit les estimations les plus précises de la prévalence et du risque relatif des troubles anxieux et dépressifs associés aux troubles vestibulaires.
Le risque plus élevé observé dans les troubles vestibulaires épisodiques par rapport aux troubles vestibulaires ponctuels pourrait contribuer à la compréhension des mécanismes de comorbidité vestibulo-psychiatrique.
Mots-clés : anxiété ; trouble anxieux ; symptôme anxieux ; dépression ; trouble dépressif ; symptôme dépressif ; maladie vestibulaire ; trouble vestibulaire ; hypofonctionnement vestibulaire ; système vestibulaire.
Chiffres :

Graphique en entonnoir illustrant le biais de publication

Risque relatif de prévalence de l’anxiété et de la dépression chez les patients atteints de troubles vestibulaires par rapport au groupe témoin
