Kinésithérapie respiratoire chez les nouveau-nés prématurés atteints de dysplasie bronchopulmonaire ou du syndrome de détresse respiratoire
Paula Rodríguez-Roza, Raquel Leirós-Rodríguez, Arrate Pinto-Carral, María José Álvarez-Álvarez
Résumé :
Contexte : La prématurité, qui touche chaque année plus de 13,4 millions de nourrissons dans le monde, reste l’une des principales causes de morbidité et de mortalité néonatales.
Parmi ses complications, le syndrome de détresse respiratoire et la dysplasie bronchopulmonaire sont les principaux facteurs contribuant à la prolongation de l’hospitalisation et au recours à une assistance respiratoire.
À mesure que les progrès en matière de soins périnataux ont amélioré la survie, l’attention s’est de plus en plus portée sur l’optimisation de la fonction respiratoire et la réduction des complications par le biais d’interventions non pharmacologiques.
La kinésithérapie respiratoire s’est donc imposée comme un complément précieux à la prise en charge médicale de cette population.
Objectif :
Fournir une synthèse exhaustive des données cliniques actuelles concernant les techniques de kinésithérapie respiratoire utilisées chez les nouveau-nés prématurés atteints du syndrome de détresse respiratoire ou de dysplasie bronchopulmonaire.
Synthèse des données :
La littérature disponible décrit plusieurs modalités de kinésithérapie — notamment l’expiration lente et prolongée, le traitement postural, la thérapie de Vöjta et les techniques mécaniques douces — visant à améliorer la ventilation, les échanges gazeux et l’élimination des sécrétions.
Dans diverses études, ces interventions ont été associées à une meilleure oxygénation, à une amélioration de la fréquence cardiaque et respiratoire, à une réduction de la durée de la ventilation mécanique et à une diminution de la durée d’hospitalisation, sans présenter d’effets indésirables significatifs.
Bien qu’une hétérogénéité méthodologique persiste, la cohérence des tendances bénéfiques plaide en faveur de leur intégration dans les soins néonatals multidisciplinaires.
Conclusions :
La kinésithérapie respiratoire constitue un complément thérapeutique sûr et prometteur pour les nouveau-nés prématurés atteints du syndrome de détresse respiratoire ou de dysplasie bronchopulmonaire.
Les techniques associant le contrôle postural et des manœuvres expiratoires contrôlées semblent particulièrement efficaces pour améliorer la mécanique pulmonaire et favoriser la récupération.
Les recherches futures devraient se concentrer sur la standardisation des protocoles d’intervention, la détermination du moment et de la fréquence optimaux, ainsi que sur l’évaluation des résultats à long terme, tant sur le plan respiratoire que sur celui du développement, de ces stratégies kinésithérapeutiques.
Mots-clés : kinésithérapie ; nouveau-nés prématurés ; troubles respiratoires.
Chiffres :

Figure 1 : Techniques manuelles de kinésithérapie respiratoire chez les prématurés

Figure 2 : Les interventions fondées sur la méthode Vöjta et leurs effets physiologiques

Figure 3 : Effets synergiques de la rééducation multimodale chez les prématurés
